l’entre-deux

Créer des objets fonctionnels procure une grande satisfaction. C’est un lien qui se crée avec les gens qui les utilisent, un partage. C’est un art. 
Pour nous, artistes céramistes, c’est aussi un moyen de survivre économiquement car un objet avec une fonction est un produit qui peut être vendu à un public, une clientèle. Ainsi, nous pouvons poursuivre nos explorations s’inscrivant plutôt dans le champ artistique, développer des projets, concevoir des oeuvres qui trouvent plus difficilement leur chemin vers autrui.

Avec ce projet, j’aimerais sortir de la dichotomie, souvent exprimée d’ailleurs par la question de savoir si nous sommes des artistes ou des artisan-es et m’inscrire dans l’entre-deux. Un lieu mouvant, non clairement défini, un peu inconfortable. Un lieu propice à l’émotion, au questionnement. Un lieu poétique.

De petits dispositifs en tirages limités et numérotés interrogent notre rapport à la fonction et aux oeuvres tout en mettant en exergue des questionnements plus personnels. Le public peut devenir mécène, pourquoi pas collectionneur, permettant ainsi de poursuivre le développement de la pratique artistique.

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