l’entre-deux

Créer des objets fonctionnels procure une grande satisfaction. C’est un lien qui se crée avec les gens qui les utilisent, un partage. C’est un art. 
Pour nous, artistes céramistes, c’est aussi un moyen de survivre économiquement car un objet avec une fonction est un produit qui peut être vendu à un public, une clientèle. Ainsi, nous pouvons poursuivre nos explorations s’inscrivant plutôt dans le champ artistique, développer des projets, concevoir des oeuvres qui trouvent plus difficilement leur chemin vers autrui.

Avec ce projet, j’aimerais sortir de la dichotomie, souvent exprimée d’ailleurs par la question de savoir si nous sommes des artistes ou des artisan-es et m’inscrire dans l’entre-deux. Un lieu mouvant, non clairement défini, un peu inconfortable, où l’on est pas sûr de savoir quoi penser ou ressentir. Un lieu propice à l’émotion, au questionnement, à la réflexion, à la créativité. Un lieu poétique.

De petits dispositifs en tirages limités et numérotés interrogerons notre rapport aux objets et aux oeuvres tout en mettant en exergue des questionnements plus personnels. Le public peut devenir mécène, permettant ainsi de poursuivre le développement de la pratique artistique.

La période particulière que nous traversons, avec ce quasi confinement qui nous limite est aussi propice à la concrétisation de projets latents. J’ai choisi de concrétiser le premier dispositif de mon projet dans l’entre-deux car il résonne particulièrement avec ce que nous vivons en ce printemps 2020…

extimité